"Cette réforme aboutirait à allonger les temps de transport des usagers d'au moins 15 minutes par jour. On a calculé que ça représente 15 jours de RTT par an passés dans les transports", s'est insurgé Nicolas Dupont-Aignan (Debout la république), président de la communauté d'agglomération du Val d'Yerres, lors d'une conférence de presse organisée le 4 février à l'Assemblée nationale.

"La politique des transports en Ile-de-France ne saurait être la somme des intérêts locaux", riposte Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile-de-France et président du Stif (Syndicat des transports d'Ile-de-France) dans un communiqué. Il rappelle avoir "conduit une concertation avec les 3 départements concernés (77, 91, 94) qui ont approuvé les principes du schéma" mis en œuvre. Précisant que, depuis 2009, le Stif avait investi 120 millions d'euros dans les infrastructures et 150 millions d'euros dans le matériel roulant pour améliorer le fonctionnement du RER D (600 000 voyageurs/jour).

Les habitants de l'Essonne, en grande couronne parisienne, "passent en moyenne 2 heures trente par jour dans les transports", a rappelé lors de la conférence de presse Olivier Léonhardt (PS), président de la communauté d'agglomération du Val d'Orge.

Les élus locaux qui ont lancé une , avaient déjà manifesté leur opposition à ce projet de création d'arrêts supplémentaires en petite couronne en décembre 2009, lors du vote de ces schémas par le conseil d'administration du Stif. Dans une lettre envoyée le 31 janvier, ils demandent à M. Huchon (PS) de renoncer à ce projet prévu pour 2014,

A leurs yeux, l'enjeu est d'abord de "renforcer la fréquence des trains, principalement aux heures de pointe. Cela suppose un investissement à la fois sur le matériel et sur le système d'exploitation", poursuivent-ils.

(avec AFP)